
Lorsqu’il m’a dit que sa mère était devenue folle, je l’ai cru. Certes, Benjamin Barzsky ne mange jamais de viande. Et il est intimement persuadé que certains chanteurs de groupes de hard rock des années soixante-dix sont des dieux vivants. Mais il m’a toutefois toujours paru aussi normal qu’on peut l’être. Et ne venez pas jouer les adolescents pinailleurs en me demandant ce que j’entends exactement par « normal ». J’entends par là « en bonne santé », point. Je veux dire que je connais Benjamin depuis des années et que je peux affirmer que pas une seule fois il n’a eu recours en ma présence à une expression indécente du genre « intégrer une grande école » ou « valider mon stage en entreprise »…
"Le Bûcher de la Salamandre" est paru en janvier 2009.
(éditions Ravet-Anceau, collection "polars en nord »).

